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Depuis son retour au travail après un arrêt maladie, Marc se sent incompris. Malgré les bonnes intentions de son gestionnaire et les mesures qu’il offre pour l’aider, il demeure méfiant et sur la défensive en ressentant de la pression pour « réussir sa réintégration ».
Un jour, un collègue lui demande comment il vit son retour au travail. En l’écoutant attentivement, sans juger ni chercher à régler le problème, il met des mots sur ce que Marc ressent : l’épuisement de devoir constamment prouver qu’il est capable.
Marc se sent alors reconnu dans son expérience. Cette impression d’être véritablement compris change quelque chose : il devient peu à peu plus ouvert aux échanges et aux propositions de soutien. Lorsqu’une personne se sent vue et comprise, il devient plus facile de faire confiance aux autres et à leurs intentions.
C’est l’un des effets de la confiance épistémique.
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Le mot « épistémique » signifie que quelque chose se rapporte à la connaissance, c’est-à-dire ce qu’on peut apprendre et savoir.
L’attitude de confiance épistémique désigne la capacité d’intégrer de nouveaux apprentissages pertinents pour soi-même et applicables au monde dans lequel on évolue, à partir de situations relationnelles et sociales.
Il se pourrait que vous-même abordiez ce parcours éducatif sur la mentalisation avec en tête des questions telles que :
« Est-ce que cela est pertinent pour moi ? »
« Est-ce que ce parcours éducatif peut m’apporter quelque chose ? »
« Est-ce que je peux faire confiance aux informations communiquées ici ? »
« Quelles sont les compétences des personnes ayant créé ce site ? »
« Qu’est-ce qu’elles comprennent réellement de mes difficultés relationnelles et émotionnelles ? »
Ces questions sont normales. Il est prudent et sain de manifester une part de vigilance à propos des informations au sujet de la santé mentale, qu’elles se trouvent sur internet ou ailleurs. Cette position s’appelle la vigilance épistémique.
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Diverses positions ou attitudes par rapport à l’information à laquelle on est exposé peuvent être décrites : la méfiance épistémique, la vigilance épistémique, la confiance épistémique, et la crédulité épistémique.
Chacune de ces positions décrit le degré d’ouverture à apprendre de l’autre. On peut les situer sur un continuum : d’un côté, la fermeture face à l’idée de considérer une source d’information comme valable, digne de confiance et pertinente pour soi ; de l’autre, une attitude naïve où la personne prendrait pour vraie n’importe quelle information sans exercer de jugement quant à sa valeur et sa pertinence.
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Je suis plutôt fermé(e)
Je suis plutôt réticent(e)
Je suis ambivalent(e)
Je suis curieux / curieuse
Je suis enthousiaste
Je suis convaincu(e)
Question de réflexion :
D’après vous, quels facteurs influencent votre disposition à apprendre avec nous, ou au contraire, votre hésitation à vous engager dans ce parcours d’apprentissage, voire votre méfiance quant à la pertinence et la fiabilité des informations présentées ici ?
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Ce parcours d’apprentissage est destiné à vous permettre de comprendre en quoi la mentalisation peut vous aider à mieux gérer vos interactions sociales de tous les jours, pour mieux vous comprendre et comprendre les autres.
En effet, une meilleure capacité à naviguer dans les différents contextes sociaux ouvre la porte à la possibilité de mieux s’ajuster au contexte en apprenant des autres, pour faire face à nos difficultés et à l’imprévisibilité de l’existence, et poursuivre malgré tout notre développement en tant que personne.
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La vigilance ou la prudence initiale envers ce programme n’est pas un obstacle, c’est une réaction saine et attendue.
L’objectif n’est pas la confiance aveugle, mais de développer une attitude de curiosité ouverte et critique, à l’image de la posture mentalisante elle-même qui sera décrite plus loin dans ce parcours.
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Cette activité aide à repérer les défis émotionnels, relationnels ou comportementaux à travailler pendant le programme. Nous vous encourageons à faire le bilan à la fin du parcours en relisant ce qui aura été noté aujourd’hui, pour mesurer le progrès et les aspects à continuer d’améliorer.
La mentalisation permet de :
Comprendre ce qui se passe entre deux personnes.
Mieux se comprendre soi-même : savoir qui l’on est, ses préférences, ses valeurs.
Bien communiquer avec ses proches.
Gérer ses propres sentiments et modifier sa réaction aux sentiments d’autrui.
Éviter les malentendus.
Percevoir plus facilement les liens entre les émotions et les actions, pour éviter les escalades destructrices.
Qu’aimeriez-vous améliorer?
1. Sentiments et émotions
Tristesse ou humeur dépressive
Stress ou anxiété
Colère ou irritabilité
Sentiment de vide ou de solitude
Difficulté à ressentir ou exprimer ses émotions
Culpabilité ou honte
Attaques de panique
Émotions intenses difficiles à gérer
Réflexion : Qu’aimeriez-vous améliorer dans votre vie émotionnelle ?
2. Estime de soi et identité
Manque de confiance en soi
Autocritique importante
Perfectionnisme
Difficulté à savoir qui l’on est
Impression d’être différent des autres
Estime de soi très dépendante du regard des autres
Réflexion : Qu’aimeriez-vous développer dans votre relation avec vous-même ?
3. Relations avec les autres
Difficulté à faire confiance
Peur du rejet
Isolement ou évitement social
Difficulté à exprimer ses besoins
Relations conflictuelles ou instables
Difficulté à poser des limites
Besoin fréquent d’être rassuré
Jalousie ou insécurité relationnelle
Réflexion : Quels changements aimeriez-vous voir dans vos relations ?
4. Actions et comportements
Impulsivité
Procrastination
Difficulté à prendre soin de soi
Évitement
Perfectionnisme excessif
Comportements compulsifs ou dépendances
Difficulté à maintenir des routines stables
Réflexion : Quels comportements aimeriez-vous modifier ou développer ?
Avis important
Ce site propose des ressources éducatives fondées sur le traitement basé sur la mentalisation. Il s’agit d’un outil d’autoapprentissage destiné à vous aider à mieux comprendre vos émotions, vos réactions et vos relations. Ce site ne remplace pas un suivi professionnel. Les informations et les exercices proposés ici ne constituent ni un diagnostic médical, ni une thérapie, ni un traitement de santé mentale. Si vous êtes en détresse, si vous vivez des pensées suicidaires ou si vous traversez une crise, demandez de l’aide immédiatement auprès d’un professionnel de la santé ou d’un service d’urgence dans votre région.